18.05.2009
Didier Lallement secrétaire général du Meeddat
Tout au long des années 80 et 90 des interrogations très lourdes sont apparues sur le rôle de l’Etat avec la sacralisation de l’entreprise et le vent libéral… Aujourd’hui, le paradoxe actuel, vient de la mondialisation remet qui l’Etat au cœur du fonctionnement de la nation.
Veut-on, avec la RGPP, transformer l’Etat pour l’achever ? Franchement non. La période est moins idéologique moins flamboyante et l’on aborde les choses d’une manière plus prosaÏque.
La conception politique actuelle insiste sur l’adéquation entre l’Etat et la société. Il y a une volonté de transformation. La suppression d’emploi est-elle la méthode de la RGPP ? On en supprimait autant avant.
Par exemple l’ingénierie concurrentielle, d’un excellent niveau d’expertise doit être redéployée au profit de logiques de développement durable et laisser le champ libre au secteur privé. C’est une réorientation dans nos politiques, un chantier utile.
L’application de la RGPP se fait d’une façon unilatérale voulue pour aller vite et être efficace, comme au Danemark. C’est mode de décision rapide. Mais des discussions de fonds ont existé. Les réponses ont été assez ouvertes, même si le mode de décision a été unilatéral.
La RGPP n’est pas un exercice bouclé par rapport à un plan préalablement arrêté.
Le rôle des cadres dirigeants est un élément de faiblesse de la RGPP. Dans une administration de 100 000 personnes l’exercice reste difficile. Les cadres se replient, car on n’a pas le temps de maintenir un lien avec eux. C’est une préoccupation constante sur laquelle on doit réfléchir.
15:04 Ecrit par dans RGPP les cadres se rebiffent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : services publics


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