18.05.2009

Y. Martin et N. Bondonnneau, délégués des élèves de l’ENA

L'ENA a subi des réformes en 2006 avec la mise en place de modules, de nouvelles scolarités, notamment management et gestion publics, la mise en place d'un suivi individuel des élèves dans le bon sens, et aussi dans le renforcement de la professionnalisation.

Une nouvelle réforme qui doit s'appliquer à partir du 1er janvier. Nous en avons eu le contenu par voie de presse. Il y a des  contradictions sur les modalités. C'est un vrai cafoulliage.


Comment  recrute-t-on les futurs énarques ? Comment les forme-t-on, Comment fonctionnent les affectations ?

Le recrutement:

Avec la réforme on se dirigerait vers une remise en cause des modalités notamment au niveau du 3eme concours. Le risque est de laisser la place à un recrutement de contractuels de droit privé. Si on recrute des contractuels de droit privé pour les emplois fonctionnels de niveau élevé, quid du 3eme concours, qui était quand une conquête sociale

Concours interne voie principale d'accès vers la fonction publique vers la professionnalisation, la voie interne On va développer le tout extérieur.

Formation:

La  participation des élèves très limitée ainsi que la réactivité. C'est le cas pour la crise internationale. L'ENA reste une machine à classer et incompatible avec une école de service public dans laquelle on forme des agents à l'intérêt général. Elle induit des comportements irresponsables car le système est infantilisant. Le système de notation reste opaque.

Affectation:

Quant à la suppression du classement, le remède risque d'être pire que le mal. La suppression du classement implique de remettre en cause l'accès au grands corps. Il faut aller au bout de la réflexion. Pourquoi ne pas un corps unique d'administrateurs civils et assurer l'égalité des rémunérations.

De quelle fonction publique veut-on ? Il faut s'interroger sur l'augmentation de la durée des stages en entreprises peut-être au détriment des stages en administration centrale. 50 % des postes en administration centrale. Faut-il s'inspirer du privé pour gérer le public ?

 

Ecrire un commentaire